Ce matin, 28 septembre, Christian Estrosi échangeait avec les représentants du spectacle vivant et du théâtre niçois afin d'évoquer l'avenir du secteur.

Les acteurs du monde du spectacle vivant et du théâtre se sont réunis pour évoquer les conditions d’avenir du secteur. A l’issue de cette table ronde, le maire de Nice, Christian Estrosi, a validé une série de mesures établissant les grandes lignes pour les jours, voire les semaines à venir (sous conditions de l’évolution de la crise sanitaire), avec pour principal objectif la sauvegarde du théâtre niçois et, plus largement, du secteur culturel. «Je ne vous laisserai pas tomber», a assuré le maire de Nice, décrivant une filière «subissant la situation actuelle». Problème majeur pointé par les comédiens : le gel des dossiers et la suspension des aides, sans oublier les annulations en série et les fluctuations de calendrier de dernière minute. «Nous aimerions savoir où est-ce que l’on va», déplore une représentante.

Exporter ce qui se fait à Nice

Suite au succès de l’opération «Mon été à Nice» (195 spectacles et manifestations diverses pour plus de 55.700 spectateurs), une nouvelle édition est déjà prévue pour 2021. «En 2020, il a fallu s’organiser dans l’urgence et les intervenants ont dû jouer des spectacles déjà existants», rappelle le premier magistrat. Cette fois-ci, les préparations débutent «dès à présent», dans l’optique de créer de nouveaux spectacles dédiés pour l’occasion, «qui pourront être commandités, exportés et rejoués». Exporter les spectacles dans les autres villes de la Métropole niçoise, c’est la solution trouvée pour permettre aux comédiens de garder la tête hors de l’eau. Une suggestion déjà évoquée par les représentants du secteur et validée ce matin. «Je vais donc proposer [cette initiative] aux 48 autres maires afin que vous puissiez diffuser vos créations dans les villes qui peuvent vous accueillir», a assuré Christian Estrosi. Evoquant dans le même temps travailler sur une édition hivernale, sur laquelle les acteurs du monde du spectacle niçois seront amenés à plancher «dans les jours qui viennent». Autre mesure-phare, l’achat de places par la ville auprès des salles de spectacle, «qui pourront ensuite bénéficier aux associations locales, par exemple».

Mutualiser les différents organismes culturels

Bonne nouvelle néanmoins : la Fête des théâtres, programmée du 5 au 18 octobre est maintenue, avec au programme 22 salles (soit 4 de plus qu’en 2019) pour 55 spectacles. De quoi «remobiliser le public autour du spectacle vivant» se réjouit le premier magistrat. Côté organisation sur le long terme, le maire prône la mutualisation des différents organismes culturels : Palais des expositions, TNN, théâtre de Verdure, opéra, Diacosmie… D’ici là, il doit s’entretenir avec la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, dès le 5 octobre prochain. Il se concertera au préalable avec les représentants du monde du spectacle afin de faire remonter leurs doléances.